Emploi

Heures de relance : instaurées de manière permanente et élargies à partir d’avril 2026

Effectuer des heures supplémentaires sans payer d'impôts supplémentaires : telle est la promesse des heures de relance, désormais instaurées de manière définitive et permanente. Le nombre maximal d'heures passe de 130 à 180 par an.

Heures de relance : instaurées de manière permanente et élargies à partir d’avril 2026

Le système des heures de relance, qui permet aux travailleurs d'effectuer des heures supplémentaires exonérées d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales, est définitivement intégré à la législation du travail à partir du 1er avril 2026. Le plafond annuel des heures exonérées passe de 130 à 180 heures.

Ce dispositif est particulièrement répandu dans des secteurs tels que l'horeca, la construction et le commerce de détail, qui sont confrontés à des pénuries structurelles de personnel et à des pics d'activité saisonniers. Les employeurs ne paient pas de cotisations sociales supplémentaires sur ces heures, ce qui rend le système fiscalement avantageux.

Pour les travailleurs, les heures de relance sont entièrement exonérées d'impôt sur le revenu. Un salarié effectuant 180 heures supplémentaires rémunérées à un salaire horaire moyen de €18 peut ainsi économiser plus de €1 000 d'impôts par rapport à des heures supplémentaires classiques.

Les organisations syndicales veillent attentivement au caractère volontaire du dispositif. Aucun travailleur ne peut être contraint d'effectuer des heures de relance. Dans les secteurs où une convention collective prévoit des limites horaires plus strictes, celle-ci prévaut sur les dispositions légales.

Emploi

Malades de longue durée : les employeurs doivent mettre en place une procédure de contact

Rédaction Actualité flamande31 mai 2026, 13:22

Les travailleurs en incapacité de travail depuis plus de quatre semaines bénéficient, en 2026, d'un accompagnement renforcé de leur employeur. En contrepartie, les employeurs sont soumis à de nouvelles obligations, dont la mise en place d'une procédure formelle de contact désormais imposée par la loi.

À partir du 1er janvier 2026, les employeurs sont légalement tenus d'intégrer dans leur règlement de travail une procédure formelle destinée à maintenir un contact régulier avec les travailleurs en incapacité de travail de longue durée. Cette procédure doit préciser qui prend contact, selon quelles modalités et à quelle fréquence.

Cette obligation complète le dispositif existant de réintégration professionnelle en imposant désormais une démarche proactive à l'employeur. Selon les études de l'INAMI, un contact précoce réduit l'éloignement du marché du travail et augmente considérablement les chances d'un retour réussi.

Les travailleurs conservent toutefois le droit de refuser ces contacts si leur état de santé le justifie. Ils peuvent également demander qu'un représentant syndical ou une personne de confiance soit présent lors de l'entretien. L'employeur ne peut pas mettre fin au contrat de travail au seul motif de la maladie.

Les entreprises comptant moins de dix travailleurs bénéficient d'un accompagnement supplémentaire de l'inspection sociale pour élaborer les procédures requises. Des modèles de documents sont disponibles auprès du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.

Emploi

Horaires de travail flexibles : l'annualisation est désormais possible

Rédaction Actualité flamande30 mai 2026, 16:45

Les employeurs et les travailleurs peuvent désormais répartir le temps de travail sur l'ensemble de l'année. Travailler davantage pendant les périodes de forte activité et moins pendant les périodes plus calmes est désormais possible, à condition que la moyenne annuelle corresponde à la durée de travail prévue au contrat.

Les nouvelles dispositions du droit du travail autorisent l'annualisation du temps de travail sur une année complète. Les travailleurs peuvent effectuer davantage d'heures durant les périodes de forte activité et moins d'heures lorsque l'activité ralentit, pour autant que la moyenne annuelle corresponde à leur durée de travail contractuelle. Cette mesure offre une plus grande flexibilité aux employeurs sans devoir recourir systématiquement aux heures supplémentaires.

L'annualisation doit être mise en place par une convention collective d'entreprise ou, en l'absence de délégation syndicale, par un accord individuel. Pendant les périodes de forte activité, la durée maximale de travail est fixée à 48 heures par semaine, tandis que la durée minimale de repos quotidien reste fixée à 11 heures.

Les travailleurs qui, à la fin de l'année, ont presté davantage d'heures que leur quota annuel ont droit à une majoration pour heures supplémentaires. Cette majoration est calculée sur les heures excédentaires et s'élève au minimum à 50 %, sauf si une convention collective prévoit une rémunération plus favorable.

Les secteurs de l'agriculture, du tourisme, de l'événementiel et de la construction figurent parmi les principaux utilisateurs de ce système. Les partenaires sociaux ont été consultés et la plupart des secteurs ont déjà adapté leurs conventions collectives afin d'intégrer ces nouvelles dispositions.